Cabane des villes ou hutte des champs

Dans les villes, c’est peut-être plus facile de construire une cabane : on a toute sorte de déchets ou pour le moins d’objets et de matériaux abandonnés, qui peuvent permettre de réaliser sa construction. Qu’on soit tout seul ou à plusieurs, c’est un vrai bonheur de fabriquer son propre abri, dans lequel on pourra vivre et dormir tranquille, et surtout quand ça ne coûte rien.


Tree Hut de Tadashi Kawamata
Tree Hut est une installation à la Foire de Bâle en Suisse, 2007 « Art Basel 2007 » de l’artiste d’origine japonaise Tadashi Kawamata. ©Torben Zenth

Qu’on soit devenu adulte, ou encore un enfant, il n’y a pas d’âge limite pour imaginer et construire sa cabane. Certaines ou certains ont peut-être connu Krempoli dans les années 1970, une chouette série avec des gamins dans un terrain vague qui construisaient une cabane avec des planches qu’ils récupéraient… Pour moi qui avait leur âge à l’époque, c’était vraiment le bonheur.

Cependant, j’habitais alors à la campagne dans une ferme isolée. Et là : pas de palette ni de planches de coffrage à récupérer. Pour fabriquer une cabane à la campagne, c’est, à mon humble avis, plus compliqué pour trouver les matériaux facile à utiliser. Pour parler des constructions d’enfant que j’imaginais, je dirais plutôt hutte que cabane.
Je pouvais utiliser du bois brut, des branches que je coupais, des bâtons, de la ficelle de bottes de foin, de l’herbe sèche, des pierres aussi grosses que je pouvais porter, de la terre…

Déjà à cette époque, j’avais une vision assez personnelle de la vie dans le monde rural qui était le mien, par rapport à la vie urbaine que je découvrais dans le poste de télé en noir et blanc, dans les visiteurs du mercredi, ou d’autres émissions… Mais pour moi, si la ville fournissait à la fois les matériaux et les amis (difficile d’avoir des amis dans une ferme isolée), c’était avant tout un endroit pollué, où les gens vivaient je ne sais comment dans des appartements, avec des voisins qui les empêchaient de jouer (c’était le cauchemar ultime, pour moi, d’habiter dans un appartement).
Ma vision des choses a un peu changé maintenant, après un demi siècle, mais j’aime toujours autant la vie à la campagne, d’autant plus que j’habite en ville…

À lire aussi : cet article sur l’art de vivre à la campagne.

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